Lu dans Ouest-France, édition Vendée

 


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ENTRETIEN. « Mort à bout de course », un polar à la sauce Vendée Globe

Le bateau d’Erwan Sauzon franchit en vainqueur la ligne d’arrivée du « Globe Race » mais personne n’apparaît sur le pont. Et pour cause, le jeune skipper est découvert mort sur sa table à cartes… L’auteur, Jean-Marie Biette, raconte les dessous d’un livre qui sent bon les embruns et croque avec gourmandise le quartier de la Chaume aux Sables-d’Olonne.


 

 

Prenez une course à la voile de légende, un jeune skipper retrouvé mort à l’arrivée, des personnages bien campés, des coins de mer paradisiaques et le quartier des pêcheurs de la Chaume aux Sables-d’Olonne (Vendée) et vous obtenez Mort à bout de course. Un polar trempé dans l’eau de mer et l’ambiance du « Globe Race », double de fiction du mythique Vendée Globe. Rencontre avec son auteur, Jean-Marie Biette, journaliste, responsable du pôle Mer d’Ouest-France et marin, qui signe là son premier roman et sera en dédicaces à la librairie La Parenthèse des Sables-d’Olonne, ce samedi 3 juillet et samedi 24 juillet 2021, de 10 h à 13 h.

 

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Vous êtes journaliste mais aussi ancien skipper, vous auriez pu faire le Vendée Globe ?

Non parce que je n’aurais pas eu le courage. J’ai fait un peu de solitaire en convoyage, jamais en course. Je suis de la génération (Loïck) Peyron, c’est lui qui m’a fait faire ma première course au large, La Baule-Dakar en 1980. J’ai évité de suivre des études de droit que mon père, avocat, voulait que je fasse et j’ai parcouru un peu le monde comme skipper ou équipier sur des courses. C’était une époque où il y avait plus de courses en équipage et où le niveau était moindre. La Golden globe Race, à la limite – je n’en ai pas du tout envie – mais je pense que je pourrais mais les Imocas, l’enfer ! Je ne sais pas comment ils font… Ça fait un bruit, ça doit être un stress… C’est surhumain, je ne pourrais pas.

Comment est arrivé le journalisme dans cette vie de marin ?

Dans les courses que je faisais à l’époque, les équipiers n’étaient pas très bien payés voire pas du tout donc je faisais des reportages radio pendant la course, pour Europe 1Radio France et Radio Monte-Carlo… J’adorais lire les journaux, j’ai toujours été passionné par l’actualité mais je ne pensais absolument jamais en faire mon métier. Une année, je devais convoyer un bateau en faisant une émission pour Radio Monte-Carlo au Brésil mais le propriétaire a eu quelques démêlés avec la justice et le bateau était sous scellés… Je suis rentré à Nantes et le vrai hasard : je mangeais dans un restaurant et à côté, il y avait les gens qui montaient toutes les radios des journaux du groupe Hersant. Le type m’avait entendu tout l’été sur Radio Monte-Carlo, voilà comment ça s’est fait. Parce que je n’avais pas de travail autre que le journalisme, je suis entré comme ça.

Vous avez écrit deux essais, sur Jean-Marc Ayrault et la mer, avenir de la France, pourquoi venir au roman ?

On avait monté un groupe pour Voiles et Voiliers avec Armel Tripon qui s’entraînait sur L’Occitane et comme je le connais bien, je lui avais demandé qu’on emmène des infirmières du CHU de Nantes, c’était après la première vague du Covid. Pendant cette sortie, on a beaucoup parlé de santé à bord, des risques de maladies qui peuvent se déclarer en mer. Est-ce que c’est ça qui a fait que, peu de temps après, un jour je me réveille et j’ai cette image en tête : quelqu’un affalé, mort sur sa table à cartes en coupant la ligne d’arrivée du Vendée Globe. J’en parle autour de moi et un ami me dit : ça ferait un super début de scénario de film. Je ne suis pas cinéaste mais je me dis, on pourrait en faire un polar. J’en parle avec la directrice des éditions Ouest-France, qui trouve que c’est une super idée. J’écris un scénario et un premier chapitre pour voir si ça tenait la route et ça a plu.

Vous avez particulièrement soigné les personnages…

Parce que je lis assez peu de polars où tout est sur l’intrigue. En tant que lecteur, ce qui me plaît avant tout, c’est l’ambiance, les personnages.

Les Sables-d’Olonne, le quartier de la Chaume, ce sont des endroits que vous connaissiez bien ?

Non mais je suis venu souvent en voilier quand j’étais skipper. La remontée d’Espagne, l’arrêt, c’était tout le temps Les Sables. J’ai toujours adoré la Chaume, ça a un caractère incroyable, le parlé chaumois m’a toujours fait mourir de rire, il y a des vraies gueules, j’adore. Maintenant la Chaume a dû beaucoup changer, je parle de la Chaume d’il y a quinze-vingt ans.

Est-ce que Mort à bout de course aura une suite ?

Oui. La Route du Rhum part en novembre 2022, donc l’idée, c’est d’axer toute l’énigme autour de cette course. Quelque chose de très différent, entre Saint-Malo et les Antilles. Il y a tellement d’histoires croisées entre la Bretagne et les Antilles… J’ai fait un scénario et un premier chapitre. Je fourmille d’idées, j’ai envie d’épaissir, de donner plus de patine aux personnages.


Jean-Marie Biette sera en dédicaces ce samedi 3 juillet et samedi 24 juillet 2021 à la librairie La Parenthèse des Sables-d’Olonne de 10 h à 13 h.

Mort à bout de course, de Jean-Marie Biette, éd. Ouest-France, 215 pages,9,90 €.

ENTRETIEN. « Mort à bout de course », un polar à la sauce Vendée Globe

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